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Appel à contribution - no. 29 « cartographier (l'intermédialité) » | Date de soumission des propositions : 1 mars 2017

 

 

 

Appel à contributions / Call for Submissions / Convocatoria de propuestas / Aufruf zu Beiträgen

 English follows - Texto en español debajo - Für die deutsche Version, siehe unten - Version PDF

 

 

« Cartographier (l’intermédialité) / Mapping (intermediality) »

n29 (printemps 2017)

 

Intermédialités : Histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques

Sous la direction de :
Caroline Bem (Université de Montréal)

 

Date de soumission des propositions : 1 mars 2017

Annonce des résultats de la sélection des propositions : 14 mars 2017

Soumission des textes complets aux fins d’évaluation : 14 juin 2017

Publication des textes retenus par le comité de rédaction : décembre 2017

Intermédialitésest une revue scientifique biannuelle qui publie en français et en anglais des articles évalués de façon anonyme par les pairs.

Les propositions de contribution (300 mots max.) devront être écrites en anglais ou en français, et envoyées avant le 1 mars 2017 à la directrice du numéro thématique, à l’adresse suivante :

Caroline Bem [caroline.bem@umontreal.ca]

Le résultat de la sélection des propositions sera annoncé fin mars 201uet les articles seront à remettre pour le 14 juin 2017. Ils seront ensuite évalués anonymement par les pairs. Le comité de rédaction de la revue rendra sa décision finale de publication au courant de l’été. Les articles retenus seront publiés en hiver 2017.  

Les articles définitifs ne devront pas dépasser 6 000 mots (40 000 caractères espaces compris) et peuvent comporter des illustrations (sonores, visuelles, fixes ou animées) dont l’auteur de l’article aura pris soin de demander les droits de publication.

Il est demandé aux auteurs d’adopter les normes du protocole de rédaction de la revue disponible à l’adresse suivante :

http://cri.histart.umontreal.ca/cri/fr/intermedialites/protocole-de-redaction.pdf

Pour de plus amples informations sur la revue, vous pouvez consulter son site web [http://www.intermedialites.com], ainsi que ses anciens numéros accessibles en ligne sur la plateforme Erudit [http://www.erudit.org/revue/im/apropos.html].

 

Appel à contributions :

Depuis plus de 20 ans maintenant, l’intermédialité transforme radicalement notre façon de penser les textes, tous médias confondus. Elle a provoqué de nouvelles synergies entre les disciplines, induit de nouveaux partages et emprunts méthodologiques, et permit même d’établir de nouvelles lignes de démarcation entre les cultures académiques. Qu’est-ce que l’intermédialité ? On peut parler d’abord d’une posture intermédiale qui n’est pas une invention récente, soit d’une méthode du calibre de celle que développa Aby Warburg et qui lui permit d’explorer les images – toutes sortes d’image - formant, selon lui, le patrimoine iconique de l’humanité. L’intermédialité est aussi un concept, qui se théorise comme tel depuis la publication, en 1994, du texte phare de Jürgen Müller « Intermedialitätund Medienwissenschaft : Thesen zum State of the Art ». Elle cible autant les médias, du point de vue de leur relation, que, dans une veine mcluhanienne, ce qu’ils contribuent à former et à transformer, et, dans une veine kittlerienne, ce qu’ils contribuent à organiser et à structurer.  

On peut distinguer deux manières d’envisager l’intermédialité : d’un côté, elle est visée comme telle par des centres à vocation interdisciplinaire (à Montréal, à Toulouse, à Sarrebruck, à Graz, notamment) qui dégagent les aspects « médiatiques » de leurs objets d’études ; elle est aussi visée comme telle dans certaines disciplines où elle renvoie à des phénomènes fondamentaux du champ (media studies et visual culture studies). D’un autre côté, l’intermédialité voyage, se propage de plus en plus rapidement et de façon rhizomique, créant un réseau sans centre précis mais où différentes interprétations de la médialité et différentes applications de la « méthode intermédiale » foisonnent.

C’est ainsi qu’à l’aube des 15 ans de la revue Intermédialités[1], nous nous proposons de faire le point sur les différentes conceptions que l’on se fait de l’intermédialité, en insistant tout particulièrement sur la dimension internationale de son rayonnement. « Cartographier (l’intermédialité) » signifie donc que l’on s’intéressera aux divers cadres institutionnels et méthodologiques qu’elle rencontre à travers les mondes académiques qu’elle traverse, mais aussi à l’extraordinaire variété d’objets auxquels elle se retrouve appliquée. Soyons clairs : il ne s’agit aucunement d’établir une cohérence d’ensemble qui entérine la légitimité du champ intermédial ou de la méthode intermédiale. Au contraire, situé à mi-chemin entre l’histoire des idées et l’histoire des disciplines, ce numéro cherche à saisir, à la manière d’un instantané, la diversité de conceptions, de démarches, et d’analyses auxquelles donne lieu l’intermédialité dans une vaste quantité de contextes disciplinaires, linguistiques et culturels.

Puisque, d’une part, l’intermédialité, par son préfixe, renvoie à l’être-entre (inter-esse) et met en lumière la différence[2] ; puisque, d’autre part, elle renvoie à des forcesmédiatrices, ce sont autant les frontières (fluctuantes) qui découpent les intermédialités pratiquées ou ciblées qui nous intéressent, que les zones où s’opèrent des médiations affectant les méthodes, les champs ou les objets intermédiaux.

Parmi les questions que nous nous poserons : si l’on considère les disciplines comme des territoires (et inversement !), quelles sont les limites ou confins de l’intermédialité, et quels sont ses champs d’opération principaux ? Selon cette géographie, que se produit-il à l’intersectiond’« intermédialité » et d’« international », comment l’intermédialité permet-elle de distinguer les cultures académiques ? Mais aussi : est-il possible d’unifier les conceptions que l’on se fait de l’intermédialité à partir des disciplines où elle apparaît plus ou moins incidemment (comme dans les études littéraires, l’histoire de l’art, les études de cinéma, les études de théâtre, la musicologie, l’anthropologie, la théorie de l’architecture, les études urbaines, les études de la communication, les cultural studies, les sound studies, les translation studies, les performance studies, les (video)game studies,les porn studies, etc) ? Ou sont-ce plutôt la langue et la tradition de recherche nationale qui sont déterminantes pour l’unité des conceptions que l’on se fait de l’intermédialité ? Enfin : quels sont les concepts communs que les domaines d’études émergents - tels que l’archéologie des médias, les internet studies, les format studies, les platform studies, les software studies etc. doivent à l’intermédialité ? Enfin, quel rapport entretient l’intermédialité avec de récents « grands tournants » en sciences humaines, comme par exemple la montée des humanités numériques ou encore celle des new materialisms ?

Ce numéro se veut un panorama des plus larges et des plus actuels : ainsi, nous nous adressons en premier lieu à la « nouvelle garde » de chercheurs sur l’intermédialité et nous les invitons à réfléchir leurs pratiques, autant que leurs objets, les concepts et les problématiques qui sont les leurs au regard de ceux et celles qu’ils ont hérité de « la première vague ». De plus, au-delà de contributions venant des lieux importants de la recherche intermédiale en Europe et en Amérique du Nord, nous espérons aussi recevoir de nombreuses propositions d’Australie, d’Amérique Latine, d’Asie et d’Afrique, tout comme nous souhaitons voir apparaître dans ce numéro des visions associées à différentes langues, traditions, situations et horizons d’expérience. En d’autres termes, l’intermédialité doit nous servir de fil rouge pour élaborer, d’un point de vue interdisciplinaire et international, des cartes contrastées de la recherche en sciences humaines, quand on l’aborde par le prisme des médias et de la médialité. Ce sera aussi l’occasion de nous interroger sur le geste cartographique lui-même, à l’ère de son explosion numérique.

Les contributions au numéro pourraient aborder les thèmes suivants, sans y être pour autant limitées :

  • Quels gestes et quels éléments cartographiques nous permettent d’appréhender les frontières, la circulation, le conflit, le réseau, etc, quels autres au contraire les dissimulent ? Quel rapport entretiennent le geste cartographique et la saisie de la médialité ?
  • Quels sont les enjeux politiques (idéologiques et identitaires) que met en relief une telle entreprise de cartographie de l’intermédialité ? 
  • Que signifie la médialité aujourd’hui pour différents objets et dans différentes disciplines ?
  • Quel rôle joue l’intermédialité dans la recherche interdisciplinaire, transdisciplinaire et indisciplinaire ?

 

« Cartographier (l’intermédialité) / Mapping (Intermediality) » réunira des textes portant sur les diverses façons dont l’intermédialité intervient dans l’émergence et la réinvention de disciplines et de champs d’études, en sciences humaines, d’un point de vue international.

 

[English]

Call for Papers

 

« Mapping (intermediality) / Cartographier (l’intermédialité) »

n29 (Spring 2017)

 

A thematic issue of the journal
Intermediality, history and Theory of the Arts, Literature, and technologies

Guest editor:
Caroline Bem (Université de Montréal)

 

Deadline for proposals (abstracts): March 1, 2017

Announcement of the final selection: March 14, 2017

Submission of papers for evaluation: June 14, 2017

Publication of the papers selected by the Editorial committee: December 2017

 

Intermédialités/Intermediality is a biannual, internationally renowned peer-reviewed journal. It publishes articles in both French and English.

Abstracts of proposals (up to 300 words) in English or French should be sent by March 1, 2017 to:

Caroline Bem [caroline.bem@umontreal.ca]

The Editorial board will announce its selection of abstracts at the end of March 2017and papers should be completed by June 14, 2017.Final submissions will go through a double-blind peer review and the editorial board will reach a final decision during the summer of 2017. Selected papers will be published at the end of 2017. Submissions should be no longer than 6,000 words (40,000 characters, including spaces) and should be sent as email attachments to the issue editors. Authors are encouraged to use audio, visual, still, or animated illustrations when appropriate.

Authors are asked to follow our author guidelines for submitted manuscripts, which are available at http://cri.histart.umontreal.ca/cri/fr/intermedialites/protocole-de-redaction.pdf

For more information on Intermédialités please visit the journal website at http://www.intermedialites.com. Issues of the journal are available through the on-line portal Erudit: http://www.erudit.org/revue/im/apropos.html

Call for papers:

For over twenty years now, intermediality has radically transformed the ways we think about texts across media. It has introduced new synergies between disciplines, new ways of sharing and borrowing methodologically, and it has even established new lines of demarcation between academic cultures. On a first level, intermediality is not a recent invention: one may think, for instance, of the inherently “intermedial position” adopted by Aby Warburg when he explored the multitude of images that he deemed to be constitutive of humanity’s vast iconographic heritage. On another, reflexive level, however, intermediality as a concept has been regularly theorized, beginning with the 1994 publication of Jürgen Müller’s key text “Intermedialitätund Medienwissenschaft: Thesen zum State of the Art.”Thus, intermediality is not only relevant for thinking through the connections between different media but, from a McLuhanite perspective, it asks what it is that media shape and transform while, from a Kittlerian perspective, it seeks to illuminate what it is that media organize and structure.

There are, then, essentially two ways of conceptualizing intermediality: on the one hand, it is actively theorized within interdisciplinary research centres—notably those in Montreal, Toulouse, Saarbrücken, and Graz—where scholars investigate the “mediatic” aspects of their objects of study. In other words: by coming into contact with specific areas of research such as media studiesand visual culture studies, intermediality calls attention to fundamental phenomena within the very disciplines it traverses. On the other hand, intermediality is seen to travel and spread rhizomatically in more and more rapid ways, giving rise to a network where, in the absence of a clearly defined centre, different interpretations of mediality and different applications of the “intermedial method” abound.

Thus, as the journal Intermédialités approaches its fifteenth anniversary,[3] this issue aims to chart the diversity of current conceptions of intermediality. Emphasizing the concept’s far-reaching international dimension, “Mapping (Intermediality)” will focus on the diverse institutional frameworks and methodologies that intermediality encounters as it traverses numerous academic worlds, as well as on the extraordinary variety of its objects of study. However, it is not this issue’s purpose to establish a sort of cohesion that would serve to legitimize or privilege one intermedial field or method over another. Instead, by situating itself squarely at the intersection between the history of ideas and the history of disciplines, this issue aims to offer a snapshot of the diverse conceptions, processes, and analyses brought forth by intermediality within a vast array of disciplinary, linguistic, and cultural contexts.

Through its prefix, intermediality harks back to the notion of inter-being (inter-esse),[4]thereby foregrounding difference; simultaneously, the term evokes a mediating charge. This issue, then, is interested, equally, in mapping out the (fluctuating) boundaries that parse out differently practiced or oriented intermedialities, and those zones of contact where mediations affect the constitution of methods, fields, and intermedial objects.

At the heart of this issue, a number of central questions are at stake: if one is to consider disciplines as territories (and conversely!), what might be the limits or borders of intermediality, and what are its primary fields of operation? Following this geography, what takes place at the intersection of the “intermedial” and the “international,” and how does intermediality allow us to distinguish among academic cultures? Furthermore: is it possible to unify conceptions of intermediality based on an observation of those disciplines where it is routinely practiced, but often without much theorization(as is the case in literary studies, art history, cinema studies, theater studies, musicology, anthropology, the theory of architecture, urban studies, communication studies, cultural studies, sound studies, translation studies, performance studies, (video) game studies, porn studies, etc.)? Or, on the contrary, might it be language specificity and national research traditions, primarily, which consolidate understandings of what constitutes intermediality? What are some of the overarching concepts that emerging fields of study (in particular, media archaeology, internet studies, format studies, platform studies, software studies, etc.) owe to intermediality? And what is the connection between intermediality and important recent shifts in the humanities, such as the rise of digital humanities or new materialisms?

This issue intends to offer as broad and up-to-date a panoramic view of intermediality as possible; thus, it invites the “new guard” of scholars working on intermediality to reflect here on their practices, objects, concepts, and questions of study, some of which are likely influenced by the “first wave” of intermedial research. In addition, beyond contributions stemming from important research hubs in Europe and North America, we also hope to receive numerous proposals from Australia, South America, Asia, and Africa, as much as we hope to showcase perspectives rooted in a range of languages, traditions, situations, and horizons of experience. In other words, intermediality is here thought of as a “guiding thread” whose purpose will be to elaborate, from interdisciplinary and international perspectives, the contrasting maps that can be drawn of research in the social sciences and the humanities when it is apprehended through the prism of both media and mediality. In addition, this issue provides an occasion to interrogate mapping, considered, in the era of its digital expansion, as a gesture to be theorized in and of itself.

Contributions to this issue could address the following themes without, however, limiting themselves to these questions:

  • Which gestures and elements of mapping make visible processes of border creation, circulation, conflict, networking, etc., and which ones, on the contrary, obscure such processes? What is the connection between mapping (as a gesture or stance) and the influence that mediality exerts on this gesture?
  • What political issues (in terms of both ideology and identity) does the project of mapping intermediality foreground?
  • What is the significance of mediality today as it is applied to diverse objects within a variety of disciplines?
  • What role does intermediality play within interdisciplinary, transdisciplinary, and indisciplinary research?

 

“Cartographier (l’intermédialité) / Mapping (Intermediality)” will feature texts addressing the multiple ways in which intermediality affects the emergence and reinvention of disciplines and fields of study in the humanities and the social sciences from an international perspective.

 

 

[Español]

Convocatoria de propuestas

 

“Cartografiar (la intermedialidad)”

n°29 (primavera de 2017)

 

Intermedialidades: Historia y teoría de las artes, las letras y las técnicas.

Bajo la dirección de:
Caroline Bem (Universidad de Montreal)

 

Fecha de entrega de propuestas: 1 de marzo de 2017.

Anuncio de los resultados de la selección de propuestas: 14 de marzo de 2017.

Entrega de textos completos para evaluación: 14 de junio de 2017.

Publicación de textos seleccionados por el comité de lectura: diciembre 2017.

 

Intermédialitéses una revista referenciada semestral publicada en francés e inglés. Sus artículos son evaluados de forma anónima por un comité de lectura. Las propuestas (300 palabras máximo) deberán ser escritas (o traducidas) en inglés o francés y enviadas, acompañadas de una corta nota biográfica, antes del 1 de marzo de 2017, a la directora del número temático a la siguiente dirección:  caroline.bem@umontreal.ca

Caroline Bem [caroline.bem@umontreal.ca]

 

Las propuestas deben ser presentadas en francés o en inglés. Para fines de evaluación, los artículos completos pueden ser presentados en francés, inglés, alemán o español. Los artículos en alemán o español seleccionados para la publicación deberán ser traducidos al francés o inglés. En función de los fondos disponibles y del número de artículos correspondiente, la revista podrá hacerse cargo parcial o totalmente de los costos de traducción.

 

Convocatoria de propuestas:

Desde hace más de veinte años, la intermedialidad transforma radicalmente nuestra manera de pensar los textos, tal como aparecen en todos los medios de comunicación. Esta ha generado nuevas sinergias entre las disciplinas, inducido nuevos intercambios y préstamos metodológicos e incluso permitido establecer nuevas líneas de demarcación entre los campos académicos. ¿Qué es la intermedialidad? Se puede hablar, en primer lugar, de una postura intermedial que no es tan reciente,  es decir, de un método del calibre del que fuera desarrollado por Aby Warburg y que le permitió a este explorar las imágenes – toda clase de imágenes que forman, según él, el patrimonio icónico de la humanidad. La intermedialidad es también un concepto, que se teoriza como tal desde la publicación, en 1994, del texto faro de Jürgen Müller « Intermedialitätund Medienwissenschaft : Thesen zum State of the Art ». Esta se enfoca tanto en los medios de comunicación, desde el punto de vista de su relación, como, desde una mirada macluhaniana, en aquello que estos contribuyen a formar y transformar y, desde una óptica kittleriana, en aquello que contribuyen a organizar y estructurar.

Podemos distinguir dos maneras de considerar la intermedialidad: por un lado, esta es abordada como tal por los centros de estudio con vocación interdisciplinaria (particularmente en Montreal, Tolouse, Sarrebruck, Graz) que distinguen los aspectos “mediáticos” de sus objetos de estudio. También es abordada de igual manera por ciertas disciplinas, donde remite a fenómenos fundamentales del campo (media studies y visual culture studies). Por otro lado, la intermedialidad viaja y se propaga cada vez más rápido y a modo de rizoma, creando una red sin centro preciso en la cual, no obstante, proliferan diferentes interpretaciones de la medialidad y diferentes aplicaciones del “método intermedial”.

Es así que al despuntar los 15 años de la revista Intermedialités[5]nos proponemos hacer un balance sobre las diferentes concepciones que se hacen de la intermedialidad, insistiendo de manera particular en la dimensión internacional de su proyección. “Cartografiar (la intermedialidad)” significa entonces interesarse en los diversos marcos institucionales y metodológicos con que esta se encuentra a través de los mundos académicos que atraviesa, así como  en la extraordinaria variedad de objetos a los cuales se aplica. Seamos claros: no se trata, de ninguna manera, de establecer una coherencia de conjunto que consagraría la legitimidad del campo intermedial o del método intermedial. Por el contrario, situado a medio camino entre la historia de las ideas y la historia de las disciplinas, este número intenta captar, a manera de una foto instantánea, la diversidad de concepciones, enfoques y análisis a los cuales da lugar la intermedialidad en una vasta cantidad de contextos disciplinarios, lingüísticos y culturales.

Dado que, por una parte, la intermedialidad, por su prefijo, remite al « ser-entre » (inter-esse) y pone de relieve la diferencia[6]; y dado que, por otra parte, remite a las fuerzas mediadoras, nos interesan tanto las fronteras (fluctuantes) que atraviesan las intermedialidades practicadas o dirigidas como las áreas donde se producen las mediaciones que afectan los métodos, los campos y los objetos intermediales.

Entre las preguntas que nos plantearemos están las siguientes: si consideramos las disciplinas como territorios (y viceversa), ¿cuáles son los límites o confines de la intermedialidad y cuáles los campos de operación principales? Según esta geografía, que se produce en la intersección de la intermedialidad y lo internacional, ¿de qué manera la intermedialidad permite distinguir los campos académicos? Así mismo, ¿es posible unificar las concepciones que hacemos de la intermedialidad a partir de las disciplinas en las que esta aparece de manera más o menos incidental (como en los estudios literarios, la  historia del arte, los estudios de cine, los estudios de teatro, la musicología, la antropología, la teoría de la arquitectura, los estudios urbanos, los estudios de la comunicación, los estudios culturales, los sound studies, los estudios de traducción, los performance studies, los (video)game studies, los porn studies, etc.)? ¿O son más bien la lengua y la tradición de investigación nacional las que determinan la unidad de las concepciones que hacemos de la intermedialidad? ¿Cuáles son, en fin, los conceptos comunes que las áreas de estudio emergentes —la arqueología de los medios de comunicación, los estudios de internet, los format studies, los platform studes, los software studies, etc.— deben a la intermedialidad? Finalmente, ¿qué relación sostiene la intermedialidad con los recientes avances en ciencias humanas, como por ejemplo el ascenso de las humanidades digitales o incluso el de los new materialisms?

Este número pretende lograr un panorama lo más amplio y actual posible: nos dirigimos así, en primer lugar, a la “nueva guardia” de investigadores sobre la intermedialidad, invitándolos a reflexionar sobre sus prácticas así como sobre los objetos, conceptos y problemáticas que les son propios respecto de aquellos heredados de la “primera ola”. Más allá de las contribuciones provenientes de lugares importantes de la investigación intermedial en Europa y América del Norte, esperamos asimismo recibir numerosas propuestas de Australia, América Latina, Asia y África, así como ver publicados en este número visiones asociadas a diferentes lenguas, tradiciones, situaciones y horizontes de experiencia. En otras palabras, la intermedialidad debe servirnos de hilo conductor para elaborar, desde una perspectiva interdisciplinaria e internacional, cartografías contrastadas de la investigación en ciencias humanas cuando esta se aborda a través del prisma de los medios y de la medialidad. Será también la ocasión para interrogarnos sobre el gesto cartográfico en sí mismo y la era de su explosión digital.

Las contribuciones a este número podrían abordar los siguientes temas, sin  por ello estar limitadas a estos:

  • ¿Cuáles gestos y elementos cartográficos nos permiten aprehender las fronteras, la circulación, el conflicto, la red, etc.? ¿Cuáles otros, por el contrario, las disimulan? ¿Qué vínculo sostienen el gesto cartográfico y la captación de la medialidad? 
  • ¿Cuáles son las apuestas políticas (ideológicas e identitarias) que ponen en relieve tal proyecto de cartografía de la intermedialidad?
  • ¿Qué significa hoy en día la medialidad para diferentes objetos y en diferentes disciplinas de estudio?
  • ¿Qué papel cumple la intermedialidad en la investigación interdisciplinaria y transdisciplinaria?

 

 

“Cartografiar (la intermedialidad)” reunirá textos que traten sobre las diferentes maneras en las que la intermedialidad interviene en la emergencia y reinvención de disciplinas y campos de estudios en ciencias humanas desde una perspectiva internacional.

 

 

 

[Deutsch]

Aufruf zu Beiträgen

 

„Kartographieren (Intermedialität)“

No29 (Frühjahr 2017)

 

Intermédialités : Histoire et théorie des arts, des lettres et des techniques

Unter der Leitung von:
Caroline Bem (Université de Montréal)

 

Abgabefrist für Artikelvorschläge: 1. März 2017

Bekanntgabe der ausgewählten Vorschläge: 14. März 2017

Abgabefrist der Beiträge in ihrer finalen Version: 14. Juni 2017

Veröffentlichung der vom Komitee ausgewählten Beiträge: Dezember 2017

 

Intermédialités ist eine zweisprachige (Französisch, Englisch) wissenschaftliche Zeitschrift, die halbjährlich erscheint. Alle eingesandten Beiträge werden von einem Komitee anonym evaluiert.

Artikelvorschläge sollten 300 Wörter nicht überschreiten und können auf Englisch oder Französisch eingereicht werden (im Original oder als Übersetzung). Gemeinsam mit einer Kurzbiographie sollten Beitragsvorschläge bis zum 1. März an folgende Adresse gesendet werden:

Caroline Bem [caroline.bem@umontreal.ca]

Publikationsvorschläge müssen in französischer oder englischer Sprache verfasst werden. Die Artikel selbst können auf Französisch, Englisch, Deutsch oder Spanisch zur Evaluierung eingereicht werden. Angenommene Artikel in deutscher oder spanischer Sprache müssen jedoch für die Publikation auf Französisch oder Englisch übersetzt werden. Gemäß der finanziellen Mittel und der Anzahl zu übersetzender Artikel kann die Zeitschrift einen Anteil oder die Gesamtkosten der Übersetzung übernehmen.

Aufruf zu Beiträgen:

Seit nun mehr als 20 Jahren wird unsere Art und Weise die Texte sämtlicher Medien zu sehen und zu verstehen von Intermedialität grundlegend verändert. Letztere hat durch neuartige Verwendungen und Entlehnungen von Methodologie neue Synergien zwischen den Disziplinen kreiert und ermöglicht, neue Trennlinien zwischen den verschiedenen akademischen Kulturen zu ziehen. Aber was ist Intermedialität?

 Man kann zunächst von einem intermedialen Ansatz sprechen, welcher, als Solches, keine neue Erfindung ist, sprich eine Methode in der Größenordnung, wie sie Aby Warburg entwickelt hat und die ihm ermöglicht hat, Bilder zu untersuchen – jegliche Art von Bildern, die das ikonographische Kulturerbe der Menschheit bildet.

Intermedialität ist auch ein Konzept, das sich seit der Veröffentlichung des Grundlagenwerkes von Jürgen Müllers „Intermedialitätund Medienwissenschaft: Thesen zum State of the Art“ 1994 demgemäß theoretisiert. Sie betrachtet Medien genauso aus der Sicht ihrer Beziehungen untereinander wie, einerseits gemäß McLuhan, was sie zu Konstruktion und Transformation beitragen und, andererseits gemäß Kittler, was sie zu Organisation und Struktur beitragen. 

Es gibt zwei Arten und Weisen Intermedialität zu betrachten: einerseits so, wie es an interdisziplinären Zentren geschieht, welche die medialen Aspekte ihrer Forschungsobjekte herausarbeiten (Montréal, Toulouse, Saarbrücken oder Graz); so wird sie auch in bestimmten Disziplinen anvisiert, in denen sie auf die fundamentalen Phänomene des Forschungsfeldes verweist (media studies und visual culture studies). Andererseits ist Intermedialität in ständiger Bewegung, breitet sich – wie ein Rhizom – immer schneller aus und schafft dabei ein Netzwerk ohne definitives Zentrum, in dem sich jedoch verschiedene Interpretationen von Medialität und unterschiedliche Verwendungen der ‚intermedialen Methode’ verbreiten.

So schlagen wir zum 15-jährigen Jubiläum der Zeitschrift Intermédialités vor,[7]gemeinsam die verschiedenen Vorstellungen von Intermedialität zu erörtern und verweisen dabei insbesondere auf deren internationale Wahrnehmung. Das Verb kartographieren steht insofern für unser Interesse an den verschiedenen institutionellen und methodologischen Rahmen der Intermedialität quer durch die akademische Welt genauso wie für das breite Spektrum an Forschungsobjekten innerhalb derer sie dient. Kurzum: es geht nicht darum, ein kohärentes Ganzes zu erstellen, um das intermediale Forschungsfeld oder dessen Methode zu legitimieren. Ganz im Gegenteil: diese Ausgabe der Zeitschrift platziert sich zwischen Geschichte der Ideen und Geschichte der Disziplinen und versucht in einer Momentaufnahme die Vielfalt von Konzepten, Vorgehensweisen und Analysen, welche in einer umfangreichen Menge von fachlichen, sprachlichen und kulturellen Kontexten durch Intermedialität entstehen, nachzuvollziehen.

Weil Intermedialität einerseits aufgrund ihres Präfixes an das Dazwischen Sein (Inter-esse) verweist und auf Ungleichheit aufmerksam macht[8]; und weil sie andererseits auf vermittelnde Kraft verweist – das sind gleichzeitig die (fluktuierenden) Grenzen, welche die praktizierten und anvisierten Intermedialitäten von Interesse hervorheben und die Zonen, in denen sich Mediation zwischen Methoden, Forschungsfeldern oder intermedialen Objekten vollzieht.

Unter anderem stellen sich folgende Fragen: Wenn wir die verschiedenen Disziplinen als Gebiete sehen (und umgekehrt!), wo liegen die Grenzen oder Limits der Intermedialität und was sind ihre hauptsächlichen Arbeitsfelder? Was passiert gemäß dieser Geographie an der Schnittstelle zwischen Intermedialität und Internationalität, auf welche Weise ermöglicht es die Intermedialität, einen Unterschied zwischen akademischen Kulturen zu machen? Aber auch: Ist es möglich, die Vorstellungen, die von Intermedialität in den verschiedenen Disziplinen bestehen, in denen es sie mehr oder weniger nebenbei gibt (wie in der Literaturwissenschaft, der Kunstgeschichte, der Film- und Theaterwissenschaft, Musikwissenschaft, Anthropologie, Architekturtheorie, Stadtforschung, Kommunikationswissenschaft, in den Kulturwissenschaften, Sound Studies, Übersetzungsstudien, Performance Studies, (Video)Game Studies, Pornographiestudien, etc.) zu vereinen? Oder sind es eher die Sprache und Tradition nationaler Forschung, die für die Einheit der Vorstellungen von Intermedialität entscheidend sind? Zum Abschluss: Welche gemeinsamen Konzepte haben emporkommende Forschungsfelder – wie zum Beispiel Medienarchäologie, Internetstudien, Format Studies und Plattformstudien, Softwarestudien etc. – der Intermedialität zu verdanken? Welches Verhältnis besteht zwischen Intermedialität und den jüngsten « big turns » in den Geisteswissenschaften, wie zum Beispiel dem Aufstieg der Digital Humanities oder auch der New Materialisms?

Diese Ausgabe der Zeitschrift Intermédialités will ein umfassendes Panorama der aktuellen Situation geben: Folglich richten wir uns besonders an eine « neue Generation » von Forschenden zur Intermedialität und laden diese ein, über ihre Praktiken sowie ihre Untersuchungsobjekte, ihre Konzepte und Problematiken nachzudenken, und zwar im Kontrast zu denen einer ‚ersten Welle’ der Intermedialität. Des Weiteren, über die Beiträge aus den wichtigsten Zentren der Intermedialitätsforschung Europas und Nordamerikas hinaus, erhoffen wir uns auch zahlreiche Vorschläge aus Australien, Lateinamerika, Asien und Afrika – genauso, wie wir uns für diese Ausgabe Ideen aus anderen Sprachen, Traditionen, Situationen und Erfahrungshorizonten wünschen würden. In anderen Worten soll die Intermedialität als Leitfaden dienen, um aus einem internationalen, interdisziplinären Blickwinkel kontrastreiche Karten der aktuellen Forschungstätigkeit in den Geisteswissenschaften zu erstellen, und das mit Hilfe des Prismas der Medien und Medialität. Dies ist auch Anlass, sich über die Erstellung solcher Karten selbst im Zeitalter der digitalen Explosion Gedanken zu machen.

Beiträge zu dieser Ausgabe könnten unter anderem folgende, aber natürlich auch darüber hinaus gehende, Themen behandeln:

  • Welche Praktiken und welche kartographischen Elemente erlauben es Grenzen, Umlauf, Konflikte, Netzwerke etc. zu verstehen und welche verschleiern sie? Welches Verhältnis besteht zwischen der kartographischen Praktik und der Erfassung von Medialität?
  • Welche politischen Fragen (ideologischer und identitärer Art) hebt ein solches Unterfangen – nämlich Intermedialität zu kartographieren – hervor?
  • Wofür steht Medialität heute, was die verschiedenen Untersuchungsobjekte betrifft und in den unterschiedlichen Disziplinen?
  • Welche Rolle spielt Intermedialität in interdisziplinärer, transdiziplinärer und indisziplinärer Forschung?

 

„Kartographieren (Intermedialität)“ soll Artikel vereinen, die – aus einer internationalen Perspektive – die verschiedenen Arten erforschen, auf welche Intermedialität aktiv in die Entstehung und Wiedererfindung der Disziplinen und Forschungsfelder der Geisteswissenschaften eingreift.




[1]Et à la veille du Congrès biennal de l’International Society for Intermedial Studies qui se tiendra à Montréal, sous l’égide du Centre de recherche intermédiale sur les arts, les lettres et les techniques qui, lui, fêtera ses 20 ans en 2017.

[2]Pour une élaboration plus longue des racines étymologiques de l’intermédialité, voir Éric Méchoulan, « Le Temps des illusions perdues », Intermédialités vol. 1 « Naître », 2003, p. 22.

[3]The work on this issue will run in parallel to the biennial congress of the International Society for Intermedial Studies, which, in 2017, will be hosted by the Centre of Intermedial Research in Arts, Literatures and Technologies (CRIalt) at the Université de Montréal, thus coinciding with the Centre’s 20th anniversary.

[4]Concerning the etymological origins of the term “intermediality,” see Éric Méchoulan, “Le Temps des illusions perdues,” Intermédialités vol. 1 “Naître,” 2003, p. 22.

[5]Y en la víspera del Congreso bienal de la International Society for Intermedial Studies qui se hará en Montreal, bajo los auspicios del Centre de recherche intermédiale sur les arts, les lettres et les techniques, que celebrará sus 20 años en 2017.

[6]Por una consideración de las raíces etimológicas de la intermedialidad, véase Éric Méchoulan, « Le Temps des illusions perdues », Intermédialités, vol. 1 « Naître », 2003, p. 22.

[7]Ein weiterer Anlass für diese Publikation bietet der biannuelle Kongress der International Society for Intermedial Studies, der im Mai 2017 in Montréal, pünktlich zum 20. Jubiläums des Centre de recherche intermédiale sur les arts, les lettres et les techniques, stattfinden wird.

[8]Für eine längere Erörterung der Etymologie des Begriffs Intermedialität, siehe: Éric Méchoulan „Le Temps des illusions perdues“, Intermédialités vol. 1 « Naître », 2003, S. 22.

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Número 27, Primavera 2016

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Appel à contribution - no. 29 « cartographier (l'intermédialité) » | Date de soumission des propositions : 1 mars 2017

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